NAMIBIE : le Damaraland


La température ne descend guère en dessous de 37° en journée, mais heureusement les nuits sont fraiches. Le ciel d’un bleu laiteux n’accroche même pas un petit nuage. Ici c’est l’automne, la fin de la saison des pluies, sauf qu’il n’a pas plu depuis bien longtemps. La poussière règne en maître. Nous avons quitté la petite bourgade d’Opuwo pour nous diriger plus à l’ouest, là où, à part quelques fêlés comme nous, personne ne va. Ici, pas de routes, pas de pistes, juste une trace que nous devons suivre grâce à notre GPS. C’est là que l’appellation « Off road » prend tout son sens. Le chemin n’est parfois rien de plus qu’un vague sentier entre les arbustes, parfois, il faut escalader à flanc de montagne au milieu des pierres, ou descendre dans le lit d’une rivière heureusement asséchée, mais pas sans difficultés : 2 heures pour franchir 18 km, par exemple ! Parfois on peut rouler entre 20 et 30 à l’heure, mais souvent en étant bien secoués.
On sort de là ravi d’avoir franchi tous les obstacles sans casser le véhicule qui semble vouloir se désintégrer, mais inquiets pour le reste du trajet. Heureusement après une journée et demie de conduite plus que sportive, la récompense arrive. Nous sommes dans un paysage minéral d’une extraordinaire beauté, c’est la vallée « Marienfluss ». Un immense désert serti entre des montagnes, le tout dans une palette de couleurs subtiles et variées.
Après être descendus un peu plus vers le sud, nous arrivons dans une oasis où vivent quelques Himbas, le petit village de Puros est célèbre pour abriter quelques éléphants d’une race en voie d’extinction, les éléphants des sables. Plus petit que celui de la savane, il s’est adapté aux conditions difficiles pour trouver sa nourriture. Nous espérions en apercevoir un ou deux, c’était sans compter sur celui qui s’était introduit dans les toilettes de notre camp de brousse pour trouver de l’eau. Puis juste après le lever du soleil alors que je venais de prendre quelques photos des montagnes illuminées, je me suis retrouvée nez à nez avec une femelle et son petit. J’ai bien cru ma dernière heure venue !
Boucherie de brousse

Notre trace vers le nord

Paysage du Damaraland

Chauve-souris dans les toilettes du camp de brousse

Forcément on avance pas vite sur ce genre de chemin ...

Çà passe ou ça passe pas ?

Suite de notre trace

Il vaut mieux rester les yeux rivés sur l'avant du capot

Personne autour de nous, juste une nature grandiose

Puis soudain entre les montagnes le désert apparait tantôt doré, tantôt rouge

Seuls au monde !

Juste nous et nos amis Jean-Mi et Nadine

Quelques arbres parsèment le désert

Quelques Himbas vivent ici loin de tout 

Ces petites gazelles cherchent un peu d'ombre, il fait 45° ce jour là

Du sable à perte de vue

Dans le désert peu d'eau, il faut parfois aller la chercher très loin

Une femme étonnée de nous voir passer, là où personne ne vient

Sur la piste, il y a souvent des ondulations, il faut rouler vite pour ne pas les sentir, sinon on est terriblement secoué 


Notre bivouac

Notre salle de bains


Oeuvre d'art au milieu du désert

Mirage

Le sable semble vouloir noyer la montagne


Jour de lessive à Puros


Douche au camp de brousse

Elle fonce droit sur moi, une photo et je suis figée d'effroi

Heureusement elle tourne le dos et s'en v

Petit problème technique, les pneus souffrent sur les pierres et dans les graviers

Il vaut mieux de pas être pressé

Çà glisse comme la neige


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